J'ai d'abord cru que…

Alexandre Spataro : Volontaire international Service Civique chez Racines de janvier à juin 2018. Marseille

J’ai d’abord cru que Racines était là pour aider des hommes et des femmes à accéder à la culture... 

Ensuite j'ai compris que personne n'avait besoin de Racines pour avoir une culture, et que Racines le savait parce que Racines connaît son pays, connaît ses régions, connaît ces hommes et ces femmes qui luttent pour l'art. Elle les connaît profondément, elle ne connaît pas que les chiffres, elle connaît les femmes et les hommes d'Azrou, de Tinghir, de Laâyoune, de Marseille et de tant d'autres lieux ou vivent tant d'humains qui partagent tous au moins une chose : l'amour de l'art. Parce que l'art est mélange. Racines est une force fédératrice, parce que l'art rassemble. Racines est une force de compassion, parce que l'art comprend. 

J'ai d'abord cru que Racines voulait faire vivre l'art... 

Ensuite j'ai compris que quoi qu'il arrive l'art vit et vivra, mais qu'il lui faut un acte de naissance, il faut l'accompagner et l'aider à grandir, et c'est en aidant à grandir tous ceux et celles qu'elle rencontre, que Racines fait grandir le monde. 

Ce matin j'ai d'abord cru que tout était fini, que l'acte final venait d'être signé... 

Ensuite j'ai compris que les femmes et les hommes qui composent cette association n'étaient pas là par hasard, n'étaient pas ce qu'ils sont par erreur, que tout ce qui avait été fait ne saurait être défait et que plus que jamais la lutte continue. 

Racines vit. 


Alexandre Spataro : Volontaire international Service Civique chez Racines de janvier à juin 2018. Marseille, (France)

Auteur: 
Alexandre Spataro